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Les 5 regrets des personnes en fin de vie

Le parcours professionnel de Bronnie

Avant de nous dévoiler les 5 regrets des personnes en fin de vie, l’auteure australienne Bronnie Ware nous raconte comment elle est arrivée à exercer son métier d’auxiliaire de vie, ce qu’à la base elle n’avait pas du tout prévu. Elle nous raconte donc son Histoire Personnelle faite de voyages et de rencontres enrichissantes. Elle a travaillé dans le secteur bancaire à Perth (Australie-Occidentale). Mais son train-train quotidien la rendait malheureuse, elle qui aimait les voyages et la musique. Elle a donc démissionné. Elle trouve son épanouissement dans le changement, c’est pourquoi elle a du mal à rester plus de 2 ans au même endroit. Le métier d’artiste-compositeure ne permet pas toujours de gagner sa vie. Alors à l’époque elle a décidé de se trouver un petit travail qui lui permettait de voyager de nouveau. Elle a travaillé dans un pub dans un bar à Londres, puis ensuite comme dame de compagnie auprès d’Agnès une femme de 90 ans à Surrey (Angleterre). Son agence lui a donné son premier poste d’auxiliaire de vie auprès de Ruth à Sydney (Australie). Cette première expérience lui a donné envie de continuer sur cette voie et d’expérimenter davantage. Elle a donc suivi des stages de soins palliatifs. Elle s’est ensuite occupée de Stella, en aidant son époux George à s’occuper d’elle avec amour.

Voici ce que je retiens de ses Trésors de la vie :

  • Agnès 90 ans a été très curieuse de la raison pour laquelle Bronnie était végétarienne, surtout qu’Agnès a deux fils qui gèrent une exploitation d’élevage et possèdent leur propre boucherie. Agnès a décidé de devenir végétarienne, et petit à petit elle y est arrivée. Vous voyez comme il n’y a pas d’âge pour le changement, ni pour faire ses propres choix de vie.
  • Bronnie a aussi réalisé que la routine a ses qualités, importantes pour de nombreuses personnes.
  • Anéantie par la tristesse à l’idée de la disparition prochaine de la défunte. Elle réalise pleinement qu’être auxiliaire de vie, c’est prendre soin de la personne jusqu’à la fin.
  • Pourquoi la mort est souvent dissimulée par notre société alors qu’elle fait partie de la vie ? Elle a réalisé que chacun avait sa façon de réagir face au départ du défunt (rester et soutenir, partir pour ne pas voir…) et a fait l’effort de ne pas porter un jugement sur la situation. Nos choix de vie, jusqu’à la mort, sont toujours guidés par l’amour ou la peur. Si vous le pouvez, choisissez la voie de l’amour même (surtout !) face à la mort de l’autre.
  • Bronnie pratique le yoga. Stella a été prof de yoga pendant 40 ans. Bronnie a réalisé qu’elle s’était trompée, elle cherchait un professeur de yoga au lieu de chercher sa connexion avec elle-même. Elle a compris que la pratique elle-même est le professeur !
  • Bronnie a été émue et témoin de la profondeur de l’amour qu’unissait Stella et son époux Georges, un amour empreint de gentillesse, de tendresse, de respect. Cela lui a donc été très douloureux de les voir pleurer quand il a fallu retirer l’alliance de Stella car son doigt avait enflé par la maladie. La bague, le symbole de leur amour… Les rituels et les symboles d’amour que nous mettons dans notre vie ne sont pas dépourvus de sens, ils nous aident à nous construire et nous touchent profondément.

Prenez le temps d’écouter l’histoire de Bronnie Ware et découvrez ses prises de consciences. L’amitié, ce que l’un et l’autre peuvent apporter dans la vie de chacun, ce qui compte au fond… Bronnie est remplie de gratitude pour avoir vécue des expériences enrichissantes, et pu tirer de belles leçons. Les 5 regrets, le titre de son livre, sont un peu l’aboutissement de sa réflexion, et je vous les présente en dessin ci-dessous :

Bronnie raconte avec beaucoup d’amour son parcours d’auxiliaire de vie, ses relations amicales très tendres avec ses patients en phase terminale dont elle veille avant-tout au bien-être. Cela m’a rendu triste de lire ces témoignages sincères et authentiques de toutes ces personnes âgées car elles sont passées à côté de belles choses, elles n’ont pas vraiment vécu la vie qu’au fond elles voulaient.

Je suis rassurée car je n’éprouve pour l’instant aucun de ces regrets. J’ai su donner un sens à ma vie et m’investir dans ce qui compte vraiment pour moi. Cela m’a fait du bien de lire ce livre car il m’a fait penser à mes parents d’une autre manière, en me demandant quels chemins de bonheur ils avaient poursuivis. Je revoyais mon père qui a beaucoup travaillé dans sa vie, a-t-il regretté cela ?? Ma mère, je l’entends depuis mon enfance se plaindre de ne pas être heureuse. J’espère qu’elle n’aura pas de regrets, lorsque le jour où elle rejoindra mon père de l’autre côté arrivera. Dans ce but, je lui ai offert ce livre en version chinoise 🙂

N’oubliez pas,
soyez libre de ce que vous êtes,
soyez qui vous voulez être !

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2 commentaires

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  • Janosch

    Ça m’a trop touché de lire ton article ! T_T

    Je repensais à mon père évidemment, mais aussi aux nombreuses personnes âgées que j’ai connu dans ma vie (ma grand-mère, les ami·e·s et voisin·e·s de ma mère et de mon beau-père, ma propre voisine, etc…) et je me demande souvent ce que ces personnes peuvent m’enseigner, m’apprendre sur mon propre avenir histoire que je ne refasse pas leurs (éventuelles) erreurs.
    Je suis toujours très content quand une personne âgée me répond qu’elle n’a pas vraiment de regrets ^^

    • Princesse Petit Pois

      Les histoires des personnes en fin de vie sont très touchantes. Je ne te cache pas que j’ai versé quelques larmes.
      Une chose est sûre pour l’auteure en lisant ce livre, les personnes âgées qui ont croisé son chemin lui ont beaucoup appris de la vie.