Comprendre

La salope éthique de Dossie Easton et Janet Hardy

Pendant ma période sombre avec Vendeur-de-Rêves et sa maîtresse, j’ai eu la chance de connaître un couple polyamoureux qui m’a aidé à gérer mes émotions face à mon expérience de triolisme. J’étais plutôt sous le charme de ce couple merveilleux, charismatique et authentique et je m’étais demandé quel était leur secret ? Au fond de moi je sentais que j’avais beaucoup d’amour à donner dans mes relations amoureuses et amicales. C’est pourquoi j’ai choisi de lire ce livre.

La couverture du livre

Après avoir lu ce gros pavé, j’ai réalisé que la couverture du livre est très loin de correspondre à la démarche bienveillante et lucide des auteures-amantes. La couverture du livre française nous laisse penser à une salope avide de sexe qui se prêterait à tous les fantasmes où tout le monde couche avec tout le monde. Ici on parle bien du faite d’être polyamoureux, qui n’est pas à confondre avec la polygamie, le libertinage ou l’échangisme. Être polyamoureux, c’est avoir de multiples relations amoureuses en même temps dans le respect de chaque partenaire, chacun connaissant l’existence de l’autre personne. C’est pourquoi je pense qu’il est important que je vous montre la véritable couverture du livre de 1997, sa 1ère, 2ème et 3ème édition qui illustre bien le polyamour, cette abondance d’amour.

Qu’est-ce que la Salope Éthique ?

Les auteures nous donnent leur propre définition du mot Salope : C’est une personne qui célèbre la sexualité avec une grande ouverture de cœur et d’esprit. Elles partent du principe que le sexe leur fait du bien et leur donne du plaisir. C’est pourquoi elles célèbrent la sexualité. De plus, elles ajoutent que l’être humain est très excitable et unique. Une seule personne ne peut donc a priori pas combler tous nos désirs et besoins. Le polyamour est basé sur l’honnêteté et le consentement et peut prendre différentes formes. Beaucoup pensent que les salopes éthiques passent leur journée à papillonner, ce n’est pas le cas car elles ont une journée de 24 heures et ne peuvent pas être partout, au contraire s’engager leur demande de l’énergie et du temps, c’est pourquoi elles privilégient donc les relations sincères et sérieuses. Celles-ci sont possibles à condition qu’elles soient éthiques.

Leur éthique est simple : c’est de toujours faire de leur mieux pour ne blesser personne. Leur fidélité repose sur trois principes : tenir leurs engagements, respecter les amis et les partenaires et se soucier de leur bien-être autant que les leurs. Les auteures sont intransigeantes là-dessus. Si ce n’est pas le cas de votre partenaire, fuyez !

Mon expérience

Bien sûr, j’ai tout de suite compris que ce que j’avais vécue n’était pas du tout éthique : Vendeur-de-Rêves se servait du polyamour comme une simple justification de son ambition, tel un samouraï avec une femme et une concubine pour le servir, il voulait un harem à lui.
Sa maîtresse feignait d’être notre amie intime pour assouvir ses intérêts personnels. Cela explique pourquoi je me suis sentie manipulée, trompée et ignorée, en plus d’être victime d’un chantage affectif qui m’obligeait (par manque de recul) à subir cette mascarade.
Comble de malhonnêteté, lorsque je suis partie, ravagée affectivement, et ai souhaité divorcer, lui ne voulait pas et tous deux rejetaient la responsabilité de l’échec de ce polyamour entièrement sur moi. Comme si c’était ma faute s’il refaisait sa vie avec une maîtresse…

Alors oui je suis totalement d’accord avec les auteures, garder une éthique saine est vraiment très important et même essentiel, cela implique le respect de soi et le respect des autres. C’est très complexe à mettre en place, c’est pourquoi les auteures vous donnent TOUTES LES CLÉS pour réussir vos relations multiples ! Alors ? Tenté(e)s par l’exploration de cette nouvelle forme de relation ?

Un guide très complet

Vous trouverez de précieux conseils, des anecdotes et des exercices pour mieux savoir gérer vos émotions d’insécurité et de jalousie (car personne n’est immunisé contre ça, on peut juste apprendre à s’écouter et à extérioriser) et par conséquence à mieux identifier nos besoins et prendre soin de soi. Elles nous invitent à nous poser les bonnes questions pour pouvoir créer notre propre modèle de relation (monogame ou polyamour) en toute conscience. Le plus important c’est de ne pas vous mentir à vous-même.

C’est un livre très complet et très riche, il est à la portée de tous. Il m’a permis de porter un regard nouveau sur moi-même et mes relations avec les autres sans peur et culpabilité.

Un monde hostile

Il y a des thèmes qui me touchent plus que d’autres, notamment lorsqu’elles parlent de l’univers impitoyable que vivent celles et ceux qui choisissent une vie non-conventionnelle. Beaucoup sont victimes de violences ou de propos injurieux et discriminants du fait qu’ils/elles sont différents ou choisissent de vivre différemment du modèle attendu par la société. J’ai aussi aimé la partie traitant du mariage, de la fidélité et de la jalousie. Ce sont des facteurs qui ont toujours été remis en question dans ma vie amoureuse. Par exemple avec mon ex-Rambo, on a pu parler de cette notion de fidélité si particulière chez les militaires. Puis avec mon ex-Hacker, j’ai dû parler de la jalousie et de la confiance car je trouvais qu’il entretenait des relations malsaines avec ses ex et ses amies femmes. C’est pourquoi j’ai refusé d’être son amie après notre séparation. De toute façon je ne garde pas une personne toxique même si je l’ai aimée dans le passé. Je souhaite créer un environnement sain pour mes filles. Il a mal pris la chose et j’ai eu droit à une leçon de morale ! Ne vous culpabilisez pas si vous n’arrivez pas à être ami(e) avec vos ex, vous avez changé vos valeurs aussi, vos chemins devaient tout naturellement se séparer.

Le monde est tout simplement hostile pour tous. Alors protégez-vous ! Vous méritez l’amour. Ce qui est paradoxal, c’est qu’une fois avoir appris à s’aimer et trouvé une belle relation avec soi-même. Le monde devient différent, au contraire, on commence à apprécier les trésors des gens !

La loi est une salope !

Les auteures nous conseillent fortement de se renseigner au sujet de la loi pour faire face à des mauvaises surprises, de penser à tout car ne croyez pas que vos belles intentions et vos plus belles qualités vont vous sauver. Elles nous invitent à établir des accords légaux. Elles ont raison parce que ma franchise et mon honnêteté ne m’ont servi à rien pour faire face à l’injustice liée à mes deux divorces parce que je ne voulais plus être utilisée par des personnes égocentrées et égoïstes. Alors imaginez les dégâts pour régler les conflits dans une relation multiple…

Ce que je retiens de ce guide pratique :

  • La vie est une histoire d’énergie érotique qui se trouve partout autour de nous, par exemple dans la créativité.
  • Chaque salope est unique. Chaque relation a le pouvoir de nous apprendre quelque chose, de nous émouvoir et surtout de nous donner du plaisir.
  • Le consentement est une valeur fondamentale dans toutes formes de relations.
  • L’honnêteté envers soi-même et envers les autres est importante.
  • La pratique du Safe Sex est indispensable.
  • Se connaître, c’est l’essentiel ! Nous avons en nous toutes les ressources et l’amour nécessaires pour être ce que nous voulons être.

Ce livre a répondu à toutes mes interrogations notamment celui à ma question « Quel est leur secret de ce couple polyamoureux que j’avais connu ? ». Le secret est de se connaître, de s’aimer et de se respecter !

Cela demande un combat au quotidien pour être fidèle à soi-même et à ses valeurs. On peut dire que ce livre est un bon livre de développement personnel. C’est un livre que je vous recommande car il est en accord avec mes valeurs personnelles : Liberté, Créativité et Ouverture d’esprit !

Ce que je pense du polyamour

Le polyamour, il faut le vivre pour le comprendre. Lorsque vous flirtez avec une personne, une énergie érotique s’installe alors réfléchissez à deux fois avant d’aller plus loin ! Vous ignorez les conséquences, vous pouvez perdre beaucoup ou vivre une belle relation. Si vous pensez être polyamoureux·se, parlez-en à votre partenaire le plus tôt possible. C’est ce qui est arrivé entre Nounours et moi. Il connaît mon histoire et ma sensibilité, il a très vite compris qu’il devait me dire la vérité, c’était la bonne décision malgré que son amie lui ait conseillé de ne rien me dire – et ce genre de réplique m’a toujours fait bondir ! – D’ailleurs elle a été surprise de ma réaction et Nounours a fait son choix.

Ne croyez-pas que les choses sont aussi simples. Malgré nos principes moraux, cela été l’occasion de dire les choses clairement et de définir les règles de notre engagement. La confiance a été restaurée et ma jalousie écartée.

Personnellement, j’ai trop entendu d’histoires d’infidélités, de trahisons et de mensonges à n’en plus finir, surtout autour de Hacker. Pourquoi ne pas être honnête tout simplement et exprimer ce que l’on souhaite vraiment, sans se cacher derrière mille excuses ? Pour ma part, je ne prends plus de risques car je connais mes limites suite à mes histoires de cœur. C’est pourquoi je ne veux plus partager mon intimité avec une autre femme. Et si c’était l’inverse ? moi et deux hommes ?

Au final, chaque personne choisit ce qui lui convient le mieux pour vivre ses relations amoureuses. Le plus important c’est le respect, le consentement, et la communication honnête et sincère. C’est un idéal que même les monogames ont du mal parfois à accomplir.

Voici quelques extraits du livre qui me sont très inspirants !

« Être une salope, c’est dans la tête, pas entre les jambes ! »

« Demandez-vous ce que l’amour signifie pour vous et comment vous avez envie de faire partie de la vie de l’autre. »

Et celui-ci est mon préféré car ça parle de trésor :

« Merci l’inspiration » : Le Trésor Inestimable

Être monogame me comble de joie et je rends grâce à la vie de m’avoir donné cette chance de m’aimer et d’aimer encore plus la vie !


Pour aller plus loin…

Parlons peu… mais Parlons !

Merci à Janosch Stober qui m’a fait découvrir cette chaîne que je trouve génial. Maud Bettina-Marie et Juliette Tresanini parlent librement de la sexualité avec légèreté, humour et bienveillance. C’est à mon tour de vous le faire partager ! Je suis ravie que ce genre de chaîne existe, mon aînée connaissait déjà ! Ah, oh tant mieux alors !!
La sexualité est une partie essentielle de notre vie alors « Parlons peu… mais Parlons » !

J’ai regardé et bien aimé : Pervers Narcissique, celui de la Fidélité, les IST, le consentement mutuel, règles et tabous

Quelques visionnages…

En lisant le livre, j’ai pensé à des visionnages qui m’ont marqué par la sincérité de leur amour :

  • Clip de Jean-Jacques Goldman « Pas toi » (1986) : la relation amicale et amoureuse…
  • Film « Tango Libre » (2012) : un gardien de prison qui tombe amoureux d’une femme qui visite son mari et son amant…
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5 commentaires

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  • Janosch

    Je crois que les gens oublient trop souvent d’être reconnaissants !
    Quand quelqu’un vous aime sans condition, sans attendre quelque chose en retour, c’est un immense cadeau qu’il/elle vous fait !

    Mais on oublie trop souvent que c’est un cadeau, et donc un effort qu’on nous donne.
    Sans doute parce qu’on s’est habitué à ce que l’amour nous est dû, alors que c’est totalement faux. On mérite tous de vivre l’amour mais cet amour ne nous est pas automatiquement offert pour autant.

    Alors n’oublions pas que quand quelqu’un choisit de nous aimer, même si ce n’est pas réciproque, de lui reconnaître son courage et sa dévotion.

    Je me retrouve dans la partie où tu parles de mensonges et trahison. Je n’ai presque jamais cessé d’aimer et (donc) d’être blessé, mais je me suis finalement rendu compte que les personnes qui me rejetaient ne le faisaient pas parce qu’ils ne m’aimaient pas mais parce qu’ils ne s’aimaient pas eux-mêmes ! ☹️

    Je suis passé par beaucoup de souffrances à cause de cette incompréhension mais j’ai fini par comprendre qu’aimer quelqu’un c’est aussi lui mettre de la pression.
    Et que si une personne te rejette, plutôt que de la détester il faut avoir pitié d’elle, car tu as probablement plus d’amour en toi que cette personne 😊

    En tout cas quand quelqu’un me fera l’immense plaisir de m’aimer je lui en serai infiniment reconnaissant !

    Je n’ai rien à rajouter concernant le polyamour parce que je suis totalement d’accord avec toi et le livre (que j’essayerai de lire prochainement !)

    • Princesse Petit Pois

      Je suis d’accord avec toi. Il faut être reconnaissant envers les personnes qui nous aiment sans condition. Cela me fait penser que Nounours m’a dit qu’il voulait bien être mon fidèle et serviteur compagnon parce qu’il le fait par amour et non par devoir. Et comme tu dis, l’amour n’est pas acquis, il faut sans cesse se dire que c’est une chance de pouvoir être aimé et se faire aimer.

      Je connaissais bien les histoires personnelles de mes ex, leurs blessures et leurs rêves tout comme ils connaissaient les miennes. Il me semble que nous avons tous des histoires non résolues en nous, soit que nous n’ayons pas appris à nous aimer dans notre enfance, ou bien des histoires liées à nos parents. Et au final un point assez commun : nous ne nous aimons pas assez nous-même.
      Seulement, nos propres cicatrices ne doivent pas servir de justification pour blesser l’autre ou rendre sa vie difficile. Aimer aveuglément, faire preuve d’une empathie sans borne, c’est sauter au fond d’un puits en se disant qu’on en renforce les fondations. Non seulement on oublie de penser à soi et on creuse nos propres souffrances, mais en plus on donne l’occasion à l’autre de se construire sur ses plaies et les nôtres au lieu de se remettre en question, de les soigner pour enfin passer à autre chose. La conséquence absurde est que le jour où l’on n’accepte plus cette souffrance reçue, l’autre ne comprends pas, vit ce retrait comme une trahison et nous rejette toute la responsabilité. (c’est tellement complexe que ça mérite peut-être un article).

      C’est ce qui m’est arrivé à chaque fois. L’ex de Nounours aussi lui a dit lors de leur rupture qu’il avait « un problème ». Du coup Nounours et moi sommes deux problèmes qui se sont rencontrés, mais bizarrement, ça marche entre nous 🙂

      Alors au final, je n’ai jamais éprouvé trop de compassion envers mes ex après la rupture. Je leur ai donné leur chance en étant moi-même, et ça n’a pas marché. Chacun peut trouver chaussure à son pied, mais il ne faut pas forcer les choses, et ce qui pour certains est « un problème » peut être pour l’autre un trésor inestimable regardé avec bienveillance et gratitude.

      • Janosch

        Entièrement d’accord avec tout ce que tu as dit ! ^^
        Bien dit, bien résumé, bien observé !

        En fait on pourrait résumer tout ça par « il vaut mieux passer à autre chose et chercher jusqu’à ce qu’on trouve la bonne personne plutôt que de rester avec la mauvaise ».

        Dis-moi ce que tu en penses : moi je pense qu’il y a ceux qui enchainent les relations jusqu’à tomber sur la bonne personne et ceux qui observent et « attendent » (activement) de tomber sur la bonne personne avant de se lancer dans une relation.
        Je suis plutôt de cette deuxième catégorie.
        Je trouve ça juste dommage que la société nous pousse très vivement à être de cette première catégorie (« trouvez l’amour ! Vite vite ! Faites des enfants, etc… »).

        Je crois qu’on en avait déjà parlé mais mes doutes ne se sont pas encore envolés. Et je pense qu’ils ne le seront pas tant que je n’aurai pas trouvé chaussure à mon pied (une magnifique et douce chaussure colorée) ! ^^

        • Princesse Petit Pois

          Moi aussi je déplore que nous vivions dans une société qui ne nous encourage pas à être mais plutôt à avoir : avoir une bonne situation financière, une belle maison, un mari travailleur, des enfants beaux et intelligents, une jolie voiture etc. Quelle pression !!! Nous nous mettons ainsi sans cesse en compétition les uns avec les autres, victimes de nos jugements et de ceux des autres. Et pour couronner le tout, on ne veut pas décevoir nos parents, sur lesquels les valeurs de la société ont souvent déteint…

          Nous vivons dans une société qui nous pousse à la consommation. Soit disant, « consommer, ça rend heureux ! » Ça fait plutôt de nous des insatisfaits, jamais heureux de ce qu’on a. Et la place de l’amour dans tout ça ?! Nous aimer nous-même pour ce que l’on est, identifier nos réels désirs et besoins, voilà ce à quoi la société devrait nous pousser.

          Les relations amoureuses commencent le plus souvent par un jeu de séduction. Mais si chacun ne s’aime pas déjà soi-même, ce « jeu » n’est qu’un « mensonge », une hypocrisie de l’« avoir ». On ne se connaît pas, on ne s’aime pas assez, on pense que l’autre va nous rendre heureux. Au fond de soi on se rend parfois compte que ce n’est pas la bonne personne…

          Tu m’as parlé d’intuition, souvent, je n’ai pas écouté mon intuition ! Et après, ça me travaille et me rend mal, voire malade…

          Je pense qu’après mon dernier divorce et ses suites douloureuses, je me suis retrouvée dans ta deuxième catégorie. J’avais appris à me connaître et je n’avais pas peur de ne pas plaire, car plaire n’était pas *mon* but. Je ne cherchais plus un prince, je voulais simplement être bien entourée. J’étais toujours loin de ma famille et je ne connaissais pas grand-monde dans ma ville. Je voulais réussir dans mes relations avec les autres.

          C’est vrai que l’on ne peut pas aimer (amitié et amour) quelqu’un si on ne le connaît pas. Par exemple je m’étais retrouvée avec un prétendant, il était plutôt amoureux de l’image que je représentais d’une femme asiatique que de mon esprit. Un autre préfère avoir une relation sexuelle au lieu de me parler de sa vie de père divorcé avec des enfants. J’ai arrêté ce genre de relations qui ne mène nulle part sur le plan amical ni sur le plan sentimental.

          Avec Nounours, c’était différent, nous avons sympathisé virtuellement, nous nous sommes découvert, nous avons partagé nos pépites de bonheur de la vie, sans calculer la suite. Puis nous nous sommes rencontrés, c’était chouette ! Enfin, la magie de l’amour est apparue quand on a dansé un peu de tango ensemble 🙂

          • Janosch

            C’est marrant que de se dire que son prince, on le rencontre une fois qu’on ne le cherche plus.

            Mais c’est difficile de s’arrêter quand tout nous pousse à le faire, surtout quand on n’y a pas encore goûté. Je n’ose que m’imaginer la pression monumentale que doivent avoir les ados de nos jours ! (« Quoi ? Tu ne te maquilles pas ? » « Quoi, tu es encore vierge ? » « Quoi ? Tu es gay ? »)
            Arrêtons de dire aux autres quoi faire, bon sang !
            Ça, c’est quelque chose que je reproche aussi aux parents ! « Fais pas ci, fais pas ça », et si justement les enfants avaient raison de faire ci et ça et que c’est les parents qui avaient tort ?
            Laissons les gens faire leurs propres erreurs et ils deviendront plus forts !

            Selon ce que tu me décris, ça a marché avec Nounours car vous vous avez pris le temps de vous connaître. Tes précédents prétendants ne semblaient pas avoir envie de te connaître….
            Je n’ai rien contre ceux qui cherchent du sexe, des relations courtes, mais il faut que ce soit réciproque !

            Tu parles aussi de séduction mais… pour moi ça n’existe pas la vraie séduction. Je dirai plutôt qu’il y a une approche offensive (la « volonté de conquête »), où on se dénature pour « avoir » l’autre. Et l’approche naturelle où l’on ne fait que ce qu’on a envie, de façon désintéressée.
            Alors oui, ça peut impliquer de dire directement à la personne concernée qu’elle nous plait, mais ce n’est pas ce que j’appelle la séduction, c’est juste de l’authenticité.

            Pour moi la séduction, la drague, le flirt impliquaient toujours une dénaturation de soi et une intention, un intérêt. Et je trouve justement que ça enlève l’authenticité que je recherche 😉

            En tout cas je constate avec joie que nous sommes vraiment d’accord sur notre vision de l’amour. C’est cool !
            Merci !