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It’s Okay To Not Be Okay (2020)

[KO-Drama] « It’s okay to not be okay » – 16 épisodes – Netflix

J’ai été attirée par le titre qui me parlait car j’ai l’impression de ressentir en permanence cette émotion en moi. De plus le petit résumé m’a beaucoup touchée, cela dit en gros (car je ne retrouve plus ce résumé…) : Elle lui demande de commencer à vivre… et lui, il lui dit qu’il ne l’abandonnera jamais

Le générique m’a immédiatement plu, on est très vite transporté dans un univers que j’aime beaucoup avec des papillons qui volent, des contes qui seront racontés… De plus, l’histoire débute par un joli anime adorable avec vue sur un château et ça commence par « Il était une fois »…. Je suis carrément fan !

Cela me plaisait tellement que c’était comme si ce générique me parlait personnellement. Ce drama a plein de messages juste pour moi ! Et j’ai été toute excitée de découvrir ces messages au fil des épisodes.

C’est l’histoire de Moon Gang-Tae qui est aide-soignant dans un hôpital psychiatrique et vit avec son frère aîné Sang-Tae autiste. Sang-Tae est fan de la conteuse Ko Mun-Yeong, autrice de livres pour enfants. Leur destin se croise lorsque l’autrice a décidé de faire la lecture aux enfants malades dans l’hôpital psychiatrique. Leur rencontre va bousculer la vie de chacun en révélant leurs blessures les plus profondes…

La part d’ombre des contes

J’ai toujours aimé l’univers des contes non pas pour le côté tout fini bien avec le Prince et la Princesse mais plutôt leur cheminement, cette part d’ombre personnelle à laquelle les héros doit souvent faire face avant de pouvoir s’unir. Ici l’autrice met en avant son interprétation sombre et cruelle des contes de fées.

L’histoire se déroule dans une clinique psychiatrique où ils traitent la psyché des patients, et ces derniers auront un impact sur les personnages principaux. En effet, ces patients ne sont pas si cinglés et fous que cela. Ils ont juste des comportements handicapants en raison de leur blessures et traumatismes. Ils ont besoin d’aide et de traitement. Au fil des épisodes, nous réalisons que les gens normaux ne sont pas si différents que les gens internés, nous aussi nous avons des blessures profondes et handicapantes qui nous empêchent d’être heureux :
Sang-Tae est autiste et a peur des papillons suite à un traumatisme datant plus de 20 ans. Chaque printemps ils sont obligés de fuir et de déménager pour fuir « les papillons » qui veulent le tuer.
Gang-Tae s’occupe de son frère depuis son enfance, depuis la mort tragique de leur mère. Le poids des responsabilités le contraint à ne pas montrer ses sentiments et à sourire sans vraiment réellement ressentir de joie. Il ne vit pas vraiment pour lui.
Mun-Yeong est conteuse. J’ai été touchée par ces livres à travers la lecture de Gang-Tae ou de Sang-Tae. C’est comme s’ils étaient en train de me les lire et me faisant partager leurs blessures personnelles à travers celles de l’autrice. À travers ces livres, nous découvrons ainsi la personnalité et blessures profondes de Mun-Yeong et des deux frères.

J’ai trouvé joli le titre de chaque épisode, qui se réfère à un conte. Chaque épisode nous dévoile un message qui nous est adressé afin d’y voir plus clair dans nos émotions. Cela m’a donné envie d’avoir ces livres en ma possession car j’ai senti le pouvoir que nous pouvons avoir en brisant nos chaînes grâce à eux.

Le papillon, symbole de guérison

Le directeur de la clinique essaye de soigner Sang-Tae de sa phobie des papillons. Il lui fait comprendre que le papillon vient du mot grec psukhê/psyché et cela symbolise la guérison.

Cela m’a beaucoup plu que le papillon soit un symbole de guérison du corps/psyché surtout que mon objectif du défi des 100 jours actuel se porte sur la guérison émotionnelle !

Une histoire d’âme

Mme Ko Mun-Yeong est comme une Princesse dans son château qui attend son Prince pour la délivrer. Enfant elle a été sous l’emprise de sa mère qui lui interdisait de sortir du château, alors chaque jour elle priait à la lune. « Sil-vous-plaît, envoyez-moi un beau prince qui puisse me sortir d’ici. Viendra-t-il un jour ? Viendra-t-il demain ? » Elle attendait chaque jour son prince…
Sa mère est morte semble t-il (?) mais elle fait des cauchemars où apparaît l’âme de celle-ci, venant la hanter et menacer…

Mun-Yeong a dit à l’infirmière Ju-Ri : « Tu veux écouter un truc intéressant. L’âme de mon père est morte, mais il est physiquement vivant, comme un zombie. Quant à ma mère, elle est morte physiquement il y a des années. Cependant son âme est encore en vie. Des deux, qui est vraiment mort ? »

J’ai trouvé cette réflexion très intéressante. On peut errer sur terre sans être vivant, mais survivre, à travers les souvenirs des autres. C’est un point que j’ai adoré dans ce drama, chacun est en train de faire un voyage à l’intérieur de soi, d’apprendre à sortir de l’ombre et à être dans la lumière. Cette histoire de cauchemars me parle car j’ai moi aussi rêvé d’un genre d’ombre qui venait me hanter…

Un doudou chasse-cauchemar

Sang-Tae offre à Mun-Yeong un doudou attrape-rêves qui dévore les cauchemars pour qu’elle puisse bien dormir. Ce doudou « Mang-Tae » appartenait à son petit frère. Il a été fait main par Sang-Tae, et il voulait l’offir à quelqu’un qui en avait besoin, comme à elle qui est toute seule….

Cela me parle car moi aussi j’ai des doudous pour me rassurer. Pour moi, je trouve cela adorable d’avoir des doudous parce que je vois cela comme un symbole de bien-être et de protection. On y met de belles intentions de protection pour bien dormir.

C’est encore mieux lorsque les personnes qui nous sont chères nous offrent un objet qui nous accompagne de leur prière de protection. Cela n’est pas pour moi un simple objet, il a de la valeur, cela devient à mes yeux un Trésor !

Être le seule maître de sa vie

Cette partie de l’histoire m’a émue. Enfant, Sang-Tae n’a pas reçu d’amour de la part de sa mère car elle se souciait plus de son fils handicapé, et un jour elle a manqué de tact en lui disant que sa naissance avait pour objectif de protéger son grand frère jusqu’à sa mort. Comment un enfant devrait accepter cela ? Il était obligé de s’occuper de son frère, c’est son devoir depuis qu’il est né. Un jour il s’était fait battre par sa mère car il était parti à son cours d’arts martiaux au lieu de surveiller son frère qui s’était alors fait frapper par d’autres enfants.

Les mots criants de colère de Sang-Tae m’a bouleversée :

Je n’appartiens pas à Sang-tae ! Je suis mon seul maître ! Moon Gang-Tae appartient à Moon Gang-Tae !

Et 20 ans plus tard, son aîné a ressorti les mêmes mots car Sang-Tae voulait aussi prendre les décisions à la place de son grand frère autiste. Et petit à petit, au fil des épisodes, Sang-Tae agit comme un vrai grand frère et prend soin de son petit frère.

J’aime beaucoup leur devise. Oui c’est cela : nos enfants ne nous appartiennent pas. Ils ont et suivent leurs propres rêves. C’est valable aussi pour nous-même adulte, nous avons tendance à nous accrocher à quelqu’un sans être capitaine de notre navire. Mais nous sommes seuls responsables de notre destin !

L’amour…

Se guérir avant de se mettre en couple

A-Reum et Jeong-Tae sont des patients et se voient en cachette car le règlement ne les autorise pas à s’aimer (ils risquent de se faire transférer sinon). Il faut d’abord guérir et ensuite ils pourront être libre de s’aimer toute leur vie. Suite à une altercation avec l’ex-mari d’A-Reum qui ne veut pas la quitter, sa famille souhaite l’emmener aux Etats-Unis pour la faire soigner. Alors les deux amoureux se sont retrouvés et ont décidé de s’enfuir ensemble. Mun-Yeong leur a donné de l’argent pour qu’ils s’enfuient, pour vivre leur amour. Mais Jeong-Tae a réalisé qu’il avait toujours son problème d’alcool. Heureusement qu’elle était là pour l’empêcher de sombrer mais il n’a pas envie de vivre avec cette dépendance. Il veut être guéri pour pouvoir prendre soin d’elle. Ils ont compris tout deux qu’ils doivent se séparer pour guérir. Ils ont fondu en larmes.

Mun-Yeong a trouvé Jeong-Tae bête de pas s’être avec A-Reum. « Pourquoi laisser partir la femme qu’il aime ? » « C’est parce qu’il l’aime beaucoup ! » Oui c’est cela le véritable amour. Aimer quelqu’un, c’est de se présenter à l’autre sans ses blessures pour pouvoir prendre soin de l’autre. Parfois dans une histoire amoureuse, la séparation ou rupture peut être la seule solution guidée par l’amour vrai.

Qui aimes-tu en premier ?

J’ai beaucoup aimé la conversation qu’il y a eu entre Mun-Yeong et son éditeur-ami Sang-In, parce qu’elle est jalouse de l’intérêt qu’il porte à une autre femme, Ju-Ri, son ex-amie d’enfance.

– Tu préfères qui ? Elle ou moi ?

– Eh bien, je vous aime bien, mais de différentes manières.

– Qui passe en premier ? Qui passe en deuxième ?

– Quand tu parles des gens, tu ne devrais jamais les numéroter. On peut chérir et aimer les gens de différentes manières. Pense aux différents tons de jaune, comme le jaune vif, moutarde et clair. La même couleur peut prendre des noms différents. C’est pareil pour les émotions humaines, comme l’affection, la tendresse, la haine, l’amour, l’amitié et le désir. Elles forment un arc-en-ciel. [Cela m’a fait pensé à mon livre que j’avais lu récemment le jardin arc-en-ciel ]

– Mais quand elles sont mélangées, elles deviennent noires.

Je comprends Mun-Yeong, son désir à être la première dans le cœur des gens. Moi aussi je suis ainsi, j’aime être « la préférée ». Et j’ai trouvé cela génial car même Sang-Tae a demandé à son frère ainé, qui il aime. Entre lui et sa conteuse préférée Mun-Yeong. Il y aussi Jae-Su, ami de Gang-Tae qui demande qui il préfère : lui (et leurs 15 ans d’amitié) ou Mun-Yeong ? Suis-je important pour toi ?

J’ai trouvé cela adorable que chacun ait besoin d’être rassuré, de savoir qu’on a toujours une place dans le cœur de l’autre. De plus il y a beaucoup de câlins entre eux et ça m’a réchauffé le cœur de les voir s’aimer et souder dans ce joli cercle d’amis.

Lorsque Mun-Yeong a demandé à Sang-Tae qui il préférait entre elle et son frère aîné. Celui-ci a répondu : Moi ! J’ai trouvé que c’était une belle réponse car c’est ainsi que nous devons nous donner la priorité, nous choisir car nous devons nous aimer plus que tout le monde et personne ne pourra nous donner d’amour mieux que nous-même.

Le portrait de famille

J’ai beaucoup aimé la façon dont Mun-Yeong a dû se faire accepter comme petite-amie de Sang-Tae par son grand frère. Sang-Tae avait peur qu’elle lui « vole » son frère. Au contraire, il fallait juste lui faire comprendre qu’elle est une personne de plus qui sera à ses côtés, comme une famille. Alors l’idée que Mun-Yeong a eu pour faire partie de la famille était de faire un portrait de famille qui est bien plus réel qu’un livret de famille. J’ai trouvé cela touchant.

Gang-Tae, Mun-Yeong et Sang-Tae

J’ai beaucoup aimé cette idée car cela fait des années que je n’ai pas revu ma famille toute réunie. Moi aussi j’ai pensé que je n’avais pas de photo de famille avec tous réunis, comme si je n’avais pas de famille. Et je trouve ça dommage ! Alors j’ai comme projet personnel de faire de jolies photos avec mes filles et ma famille (je veux aussi faire des photos de moi en princesse, mais ça, c’est autre chose ^^’ ).

Pour conclure…

J’ai beaucoup aimé ce drama. Il m’a fait vibrer jusqu’au bout parce que cela parle de blessures profondes, de guérison, de jolis contes mettant en lumière nos peurs, de trouver le courage de trouver notre bonheur. De plus, je me retrouve dans la personnalité de Mun-Yeong, elle agit comme Princesse-Petit-Pois, elle peut être pénible et jalouse (et met de jolis vernis à ongles), perd vite son sang-froid, mais elle a un grand cœur et un chéri qui l’accepte telle qu’elle est. D’ailleurs l’histoire de cette famille se termine par la réalisation d’un dernier livre « Les sans-visages » parlant de leur histoire et leur guérison.

Ce drama m’a aussi confirmé la voie artistique que je suis en train d’entreprendre. C’est cela mon rêve, de pouvoir dessiner et publier un livre de jeunesse, qu’à travers mes dessins, je puisse guérir les gens. Ce drama n’est pas là par hasard
Un jour… Il faut continuer à croire n’est-ce pas ?

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4 commentaires

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  • 海德

    Un très bel article car comme toujours on y retrouve toute ta sensibilité, ta douceur, cette pureté de ton cœur d’enfant.
    Oui, il faut continuer à croire…en chacun de nos rêves.

  • Nounours

    Coucou 🙂

    Cela faisait longtemps que je n’avais pas vu de drama et j’avais besoin d’un peu de romance, comme ton article avait aiguisé ma curiosité, j’ai décidé de regarder It’s ok to not be ok.

    C’est un drama dans lequel il n’y a (presque) que des gentils. C’est agréable de voir l’humain au premier plan :
    – Une fratrie soudée malgré un traumatisme d’enfance.
    – Une petite famille avec ses espoirs, ces déceptions, son histoire et son grand cœur.
    – Un hôpital psychiatrique dans lequel on s’attache aux patients autant qu’au directeur.
    Les relations entre les uns et les autres sont porteuses de chaleur et d’amour.

    Seo Ye-ji dans le rôle de Ko Moon-young, l’auteure, est vraiment belle. Tantôt sorcière, tantôt enfant, tantôt amante… Mais tout le temps princesse. 😁 C’est un de mes personnages préférés de ce drama, je suis rapidement tombé sous son charme de princesse-sorcière. Les mises en scène et la musique la mettent vraiment en valeur dans ce rôle, l’esthétique est vraiment soignée. Tous les ingrédients sont là pour nous faire tomber amoureux d’elle 😍

    Park Kyu-young dans le rôle de Nam Ju-ri, l’amie d’enfance de Gang-tae, est craquante. Elle est bien moins compliquée que les autres personnages, son amour simple et sincère donne envie de la prendre dans ses bras et lui faire de gros poutous. 🥰

    Park Jin-joo dans le rôle de Yoo Seung-jae, la directrice artistique (et probablement meilleure amie) de l’éditeur, est super aussi. Elle a une tête qui fait un peu enfant, mais elle est attendrissante et pleine de bonne volonté (en plus d’être pleine de maladresse). 🙈

    Les hommes ne sont pas en reste, le cœur empli d’amour sincère pour leurs proches. Les différents personnages sont explorés, exploités, et au final tous les seconds rôles sont importants et ont leur quart d’heure de gloire. L’humour bon-enfant est agréable, et amené avec des effets sonores discrets et bien choisis. Et plein d’autres choses encore.

    Je n’en dis pas plus, mais j’ai passé de bons moments (😭 😭 😭) à regarder ce drama !

    Grand merci pour la découverte !

    • Princesse Petit Pois

      Oh merci Nounours ! Je suis très contente de lire ton retour et de voir que cela t’a beaucoup plu. Il y a vraiment des scènes qui sont très mignonnes et rigolotes. C’est un drama qui réchauffe le coeur !